Royaumes de la mort monstres 1° partie

Bon difficile d’avancer sur quoique ce soit ces temps ci, je suis retombé dans un de mes vieux travers, le cumul de différents projets en même temps. Des Gobelins d’la Nuit old school, l’accumulation d’grappes pour Shadowinquisimunda, une table industrielle et Shadow Spire qui pointe le bout d’son nez (et Necromunda qui revient) Mais au milieu d’mes expérimentations aux pigments s’est posé comme une brique un monolithe noir satiné des plus classe. J’ai reçu Kingdom Death Monster 1.5, peut-être le KS que j’ai le plus attendu, et force est de constater que ça en valait la chandelle. On arrête tout ce qui est en cours et on se retrousse les manche pour une expérience ludique au delà de toute comparaisons.

Premier jet, les quatre survivants du prologue, deux quarries et deux némésis, de quoi déjà passer quelques heures de jeux fantastiques.Première remarque, le casse-tête au montage (mais moi j’aime bien alors…) et pas mal de rebouchage à faire. Certains modèles ont un peu souffert du passage de la sainte résine au plastique à maquette meilleur marché, mais ça reste quand même honorable.

Après longue réflexion, pas de socles plexi, le surcoût des aimants (j’y reviendrai) et déjà limite, et les contraires pour peindre me gonflent à l’avance. Pas de socles scéniques pour l’instant, juste un noir sobre et classique, pour me permettre de jouer rapidement.

Niveau couleur, je reste en TMM, il y des trucs que je veux tester. Par contre je me sens pas capable de me frotter aux nombreux OSLs requis, un truc que j’ai beaucoup de mal à maitriser et qui demande pas mal de taf. Ç’aurait put être la bonne occas’ mais vraiment ça m’effraie. Peut-être sur un projet de moindre envergure (celui çi est tout bonnement énorme).

Les premiers survivants, une bonne occasion de bosser les lavis tout en douceur, les peaux comme les drapés. J’ai joué avec l’ensemble des teintes de peau à ma disposition en lavis, et pour éclaircir je suis revenu au blanc que je repasse avec un ultime glacis couleur chair. C’est une façon de finaliser mes éclaircissements que j’emploie de plus en plus. Le peu de taf des lanternes et réalisé avec des glazes sur base blanche, et je suis content du rendu de mes éclats de visages de pierre. Voilà pour quatre survivants aux peaux bien différentes, ce que je ne pourrais pas faire avec le reste pour cause de modularité.

la première créature à accueillir les survivants dans le monde gai et heureux de Kingdom Death, le Lion Blanc. J’adore comment cette figurine mêle l’anatomie naturelle du félin avec quelques détails dérangeants, comme les mains, les dents de requin ou l’expression du visage. La crinière présente une gravure qui emprunte aux statues de la renaissance ces volumes et courbes équilibrés. J’ai essayé d’évoquer des teintes étranges, en succession de lavis avant de revenir au blanc pur pour tenter de figurer la fourrure (un peu comme sur mes wolfens), et le ton tranché de la crinière est pour renforcer encore ce sentiment bizarre qui se dégage du jeu.

Le deuxième monstre, l’Antilope Hurlante, prolonge le voyage dans la folie des fondateurs du premier campement. C’est comme une grosse chèvre, mais pas que. J’ai opté pour des yeux « humains » à cause d’un de ses effets de jeux, et le reste des couleurs est venu assez naturellement. J’ai voulu différencier la fourrure de la peau, et le schéma du museau est basé sur des spécimens naturels. Le tout est toujours traité en lavis mais le résultat est moins convaincant car cette gravure est un peu pauvre en détails et en finesses comparé à certains autres sujets de la boîte.

Le premier némésis (sorte de boss) à vous rendre visite, afin de confirmer dans le sang le caractère inhospitalier de l’environnement, le Boucher. Ici je suis content des détails mais pas de l’ensemble. Les bruns sont trop proches des bronzes de l’armure (qui pète les armes fragile grrr), et les deux sont trop tranchés vis à vis des os et détails trop saturé en jaunes. En fait j’aurais dû unifier les tons un peu plus, dessaturer mes os en couleur plus terne pour les lier à l’ensemble. Bon après c’est pas catastrophique et ça se joue très bien sur table quand même.

img_1819Le deuxième némesis, l’Homme du Roi, que l’on a pas encore rencontré en dehors des évenements narratifs du campement. Là je me suis vraiment plu à peindre cette fig simple mais efficace. Cape très classique et gros plaisir sur les métaux mis en valeur au moyen de différentes couleur de lavis pour les ombrer. Bleu pour l’acier, violet pour l’or de l’épée et de la couronne et bleu/vert pour les dorures claires des ornements.

Donc là j’ai fait le tour de ce que j’ai réussi à mettre en couleur ces dix derniers jours, mais il m’en reste des caisses…

img_1822Le reste des monstres et quelques survivants bonus, ce que j’aimerais boucler avant de digresser. Le Phœnix (une de mes raisons d’obtenir le jeu) et vraiment un gros morceau et je suis terrorifié à l’idée d’en attaquer la peinture (mais pas autant que de l’affronter dans le jeu).

img_1823Et l’atelier aimantage. Quand j’ai la flemme de peindre j’me stresse à percer des dizaines de bras tout pitis pour y insérer des aimants miniscules (dans le bon sens attention!) afin de pouvoir représenter l’évolution des persos du jeu. J’ai une facture chez Super Magnet d’une trentaine d’euros et je suis pas sur que ça suffise, malgré le fait que je me contente que d’aimanter les mains et les bras. Les set d’armures seront complet sur les figs et on sélectionnera au plus proche, je pense peindre et vernir les armes et les mains sur la grappe et monter les aimants par la suite. La somme de taf est flippante, j’espère avoir le courage de tout m’taper sans trop revoir à la baisse le niveau.

Un petit mot quand même sur le jeu: ÇA DÉCHIRE. On a affaire à un gros morceau ludique difficile à ranger, avec des règles aux ptits oignons qu’on prend plaisir à assimiler pour ensuite tenter d’en contourner la mécanique meurtrière. J’ai lu quelque part que c’était un Dark Souls/Monster Hunter/Civilization, et ça résume assez bien le propos. On y retrouve ainsi mélangés des éléments de pur jeux de rôles avec des choix à accomplir et l’attachement à nos survivant (encore que survivant c’est un terme un peu généreux), du vrai jeu de figs avec un système de combat et de placement vraiment efficace, et un coté boardgame avec la gestion du campement, de la population ou des ressources.

Attention par contre, le jeu est très exigeant. Les mécaniques ne sont pas les plus complexes mais extrêmement nombreuses, et le jeu se joue en campagne (de 30 parties, excusez du peu) qui demande une assiduité de rôliste confirmé. Une fois admis ces « défauts », il n’y a plus qu’à s’envoyer des sessions de jeu grandiose en essayant de survivre dans cet univers mortel. Une quinzaine de parties et deux campements au compteur avec mon frère et on est toujours aussi chaud. La difficulté est très élevée (si vous en avez marre de rouler sur Zombicide…), le jeu est punitif, parfois même injuste, le taux de mortalité est fort et du coup la sensation de relever un défi est bien présente. La gestion d’IA des monstres est ce que j’ai vu de mieux (de ma vie!) pour permettre de se passer d’un MJ (et j’en ai vu des MJs salauds, mais ce jeu les mets tous à l’amende en en faisant des bisounours), le craft demande de faire de vrais choix dont il faut débattre, les évenements te font soupirer de soulagement quand il se passe un truc neutre, et ça nous est déjà arrivé de hurler de joie quand on arrache une victoire de galériens à ces putains de monstres (avec des high five et des fist bumps viril à la clé!)

Tous ça sans toucher un mot de la DA à tomber 95% du temps, ni de l’intérêt du coté narratif du jeu, où on aimerait bien réussir à finir l’histoire pour pouvoir comprendre un peu ce bordel d’univers. On est face à un jeu complet dont je suis (on aura compris) complétement fan, et par conséquent pas du tout objectif quand à son analyse. On passe aussi rapidement sur le fait que j’attends quelques extensions bien senties si par malheur on arrive au bout de la rejouabilité de ce mutant, je me dis que celui là, j’ai pas fini de le ressortir pour peu que les joueurs soient chauds.

Bon au final ça fait quand même suer de pauser le projet de table de Necromunda, mais je voulais vraiment jouer très fort à celui là, et je suis vraiment pas déçu. Je prévois peut-être une pause pour peindre vite fait Shade Spire (comme un putain de junkee qu’aurait besoin de son fix de GW), mais dans l’idée ce serait cool de tout se taper avant que les extensions ( ou d’autres foutus KSs) pointent le bout d’leur nez.

Ol Farmin’ Ad

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